Avec ses 75 km de long, jusqu’à 12 km de large par endroits, l’estuaire de la Gironde est le plus vaste d’Europe occidentale (source : GIP Estuaire de la Gironde). Ici, l’eau mêle la Garonne, la Dordogne et l’Atlantique, apportant chaque année plus de 2 millions de tonnes de sédiments (source : BRGM). Or, ce cycle naturel peine à compenser les pertes : depuis les années 1980, certaines rives reculent de 1 à 2 mètres par an, notamment sur la rive droite en Charente-Maritime et sur les îles. Les tempêtes Xynthia (2010) ou Leslie (2018) ont accéléré cette fragilité.
Un enjeu de taille : l’estuaire sert de refuge à plus de 3 500 espèces animales et végétales (Conservatoire du Littoral), nourrit une agriculture pionnière (vignes de Blaye à Pauillac), héberge des villages perchés sur l’argile, et façonne la vie des pêcheurs. Face à la montée du niveau de la mer et à l’affaissement naturel des berges, comment agir tout en respectant la dynamique du fleuve ?