L’estuaire de la Gironde, plus grand estuaire d’Europe occidentale, s’étire majestueusement sur une centaine de kilomètres, entre Bordeaux et la pointe du Verdon-sur-Mer. Quel que soit le panorama observé, de Soulac à Blaye, un élément invisible sculpte et nuance sans relâche les paysages : le climat, et dans celui-ci, la danse des précipitations.
L’estuaire ne reçoit pas la pluie comme Bordeaux ou le Médoc. Ici, l’air humide venu de l’Atlantique s’engouffre en lanières, chargé d’effluves salins, traîne parfois l’odeur du goémon et de l’argile chauffée. La météo façonne les habitudes locales, le cycle de la vigne, les sorties en gabare. Mais qu’en est-il de la régularité des précipitations ? La réalité est moins monotone qu’on ne se l’imagine.