Un faisceau d’études convergent : la santé des écosystèmes de l’estuaire fléchit. L’Ifremer, dans son enquête décennale (2023), dresse un bilan mitigé : près de 40 % des zones estuariennes présentent un état écologique jugé médiocre à mauvais selon les critères DCE* (qualité des habitats, diversité piscicole, transparence, taux d’oxygène dissous).
De nouveaux indicateurs voient le jour, comme le projet ECOMED, qui ausculte la présence de perturbateurs endocriniens dans les anguilles ou l’accumulation de micropolluants dans les sédiments du Bec d’Ambès (confluence Gironde-Garonne-Dordogne).
| Polluant |
Valeur observée (2022-23) |
Valeur seuil européenne |
| Mercure (poissons) |
0,6 mg/kg (moyenne mulet lippu) |
0,5 mg/kg |
| PCB totaux (sédiments) |
140 ng/g (Confluence) |
100 ng/g |
| Nitrates (eau) |
38 mg/L (bassin agricole) |
50 mg/L (max légal) |
*DCE : Directive Cadre sur l’Eau