La subsistance, une affaire de tous les jours
Agriculture, pêche, élevage : sur l’île Nouvelle, chaque geste participait à l’équilibre du foyer.
• Les cultures principales étaient le maïs, l’orge, le seigle, puis la vigne et le potager familial (pommes de terre, carottes, haricots). Après 1875, le vignoble fut emporté par le phylloxera puis supprimé au début du XXe siècle.
• Élevage : moutons, vaches, chevaux de labour, cochons ; une basse-cour nourrissait en œufs, lapins, volailles.
• Pêche : lamproie, anguille, pibale (civelle), sandre, cuisinées ou vendues sur la terre ferme après traversée en plate (bateau plat de l’estuaire).
• Cueillette : prunelles, mûres, joncs pour la vannerie domestique, parfois salsepareille et salicorne en bordure de vasière.
Les cycles de l’année, entre crues et moissons
La vie suivait le flot du fleuve. Le printemps amenait la fébrilité des semis, la surveillance des digues, la crainte de l'inondation. Après la récolte estivale venait le temps de rentrer le foin, surveiller vergers et potagers, préparer les réserves. L’hiver, parfois long et isolant, invitait au tricot, à la réparation des filets de pêche, à la sociabilité autour du feu.
Trois dates marquaient la vie insulaire :
- La montée des eaux, généralement observée en février-mars.
- Les moissons du blé et la fenaison début juillet.
- L’arrivée du marchand ambulant, tous les 10 à 20 jours, pour le sel, la farine, les denrées rares.