Loin des grandes routes et des projets titanesques, l’île Verte conte la subtilité des occupations humaines en estuaire : une économie saisonnière, des installations fragiles, le courage du provisoire, et l’humilité face aux éléments. Ce lieu rappelle que la vie sur l’estuaire s’est souvent jouée sur des marges – celles de l’eau, des lois, du temps, du solide.
Il reste, au détour du fleuve, une cabane effondrée, quelques rangs de noisetiers sauvages et la nostalgie tenace du chant des filets. Comme un écho. Une façon de rester, à sa façon, au bord du monde visible.
Sources : Archives Départementales de Gironde ; “Estuaire de la Gironde, histoire naturelle et humaine”, J.-P. Pinon, Ed. Sud-Ouest 2019 ; INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) ; CEREGE ; Mémorial de l’Estuaire.