Ce qui frappe, dans les archives comme dans les témoignages, c’est la densité de vie qui régna longtemps sur l’île. Dans les années 1900, près de cent cinquante personnes y vivaient toute l’année (Sud Ouest). L’île Nouvelle fut même dotée d’une école, d’un bureau de poste, d’une épicerie, autant de signes d’une véritable communauté.
- L’école insulaire (ouverte de 1911 à 1976) a vu défiler plusieurs générations d’enfants, parfois venus des îles voisines en bateau. Elle fut le dernier service public de l’île.
- Un café, lieu de rassemblement central, animait les longues soirées d’hiver.
- La vigne couvrait 110 hectares dans les années 1930, produisant un vin aujourd’hui disparu.
La vie quotidienne, ponctuée par les saisons, était rythmée par la culture du blé, du maïs, le soin des bêtes. Les insulaires partageaient l’entretien des digues, véritable responsabilité collective. Les liens sociaux étaient puissants mais la vie restait rude, marquée par l’isolement : l’accès à l’île se faisait alors par des bacs à fond plat, rapidement immobilisés dès que la brume, le vent d’ouest ou la marée se liguaient.