Jusque dans les années 1960, l’île Nouvelle conserve une vocation agricole (blé, maïs, élevage bovin/féminin, quelques arpents de vigne). Mais l’effondrement des cours des céréales après 1965, la concurrence des exploitations mécanisées de la plaine, le difficile renouvellement des générations condamnent cette agriculture familiale.
- La montée du coût de l’entretien des digues, de l’irrigation et du drainage, grève le budget communal puis privé.
- L’épisode de 1952 achève de convaincre le dernier exploitant que la lutte contre l’eau, malgré des aides d’État, n’est plus viable économiquement (source : France Bleu Gironde).
- Le domaine agricole est alors vendu à la Safer, puis à la LPO, puis en 1991, au Conseil départemental de la Gironde et du Conservatoire du littoral.
Le tracteur laisse place à la faucheuse mécanique pour l’entretien des prairies, mais plus personne ne laboure la terre. Les bâtiments agricoles tombent en ruine, la nature reprend ses droits, d’abord timide, puis foisonnante – au fil des années 1970 à 1990, ce sont les hérons, les ragondins et les passereaux qui deviennent les maîtres de l’île.