L’érosion, ici, n’est pas un accident, mais une force permanente. Elle désigne la perte progressive des sols et des matériaux, sous l’action combinée des eaux, des tempêtes, du vent, des courants et de la marée. À l’embouchure de la Gironde, elle prend des visages multiples :
- L’érosion hydrique (fluviale) liée au courant du fleuve et du mascaret.
- L’érosion liée aux marées et aux ressacs, qui s’intensifient avec les tempêtes.
- L’érosion éolienne, renforcée sur les côtes basses et sablonneuses.
- L’influence humaine : pression urbaine, extraction de granulats, perturbation des équilibres naturels.
Les falaises tendres, comme celles de la rive droite à Talmont-sur-Gironde, sont particulièrement vulnérables. Sur la rive gauche, les marais et prairies humides subissent aussi les assauts répétés du fleuve et de la mer.