L’île Verte, posée au cœur de l’estuaire de la Gironde, déroute par son allure : une terre cernée de courant et de silence, fréquemment oubliée des voyageurs pressés. Difficile d’imaginer aujourd’hui, en naviguant à sa hauteur ou en guettant ses rives depuis Vitrezay ou Saint-Androny, que cette île fut autrefois un lieu vivant, agité de rires, de travaux, d’attente et de fierté.
Comment expliquer la disparition presque totale des activités humaines sur l’île Verte en l’espace d’un siècle ? Ce retrait n’a rien d’évident ni d’anodin : il raconte l’histoire des mutations de l’estuaire, des combats perdus contre l’eau et contre le temps, mais aussi celle d’une société en mouvement.